"Nouvelle-France, nouvelle vie"

fresque d'accueil du Musée de l'Emigration française au Canada

Hommes, femmes, seuls ou en famille, artisans, bûcherons, laboureurs, « filles du roi », religieux, soldats, marins, ils ont été les premiers, au XVIIe siècle, à peupler le Canada.

Ils sont partis de France, De Bretagne, de Poitou, d’Ile-de-France, de Normandie (etc..) et du Perche, ont affronté l’océan, défié un hiver difficile, défriché, bâti les premières maisons sur les rives du Saint-Laurent. Avec courage, ils ont tenté et réussi l’aventure du Nouveau Monde. Leurs lieux d'implantation furent Québec, la Côte de Beaupré, l’île d’Orléans à partir de 1634, Montréal à partir de 1642.

buste de R. Giffard par Christian Champagne réalisé pour l'exposition temporaire Bravo cousin des Muséales de Tourouvre en 2012
Robert Giffard par C. Champagne, exposition temporaire Bravo cousin - 2012

Sous l’impulsion du médecin apothicaire Robert Giffard et des frères Juchereau, riches négociants de la Province du Perche, Tourouvre fut, avec Mortagne-au-Perche, Saint-Cosme-en-Vairais et une trentaine d’autres paroisses de la province, l’un des foyers d’émigration les plus actifs.

 

Entre 1629 et 1634, Robert Giffard, revenu au pays, veut convaincre maçons, tuiliers, menuisiers, bûcherons à le suivre. De salles d’auberges en veillées au coin du feu, il raconte, parvient à susciter des vocations. Par sa force de persuasion, il obtient leur adhésion à ce projet fou. Ils le croient sur parole. Au printemps de 1634, une trentaine d’entre eux vont tout quitter. D’autres les rejoindront au fil des années suivantes.

salle renconter l'Autre du musée de l'Emigration française au Canada

Ces premiers émigrants venus du Perche connaissaient parfaitement la forêt. Il leur fallut pourtant affronter d’abord l’océan et ses tempêtes. Sur place, ils durent cohabiter avec les populations amérindiennes.

Ces émigrants ne connaissaient qu’un climat tempéré. Ils durent affronter des hivers aussi rudes qu’interminables. Accoutumés à emprunter des chemins ombragés, à traverser à gué de modestes ruisseaux, ils furent dans l’obligation de se déplacer en canot, d’affronter les glaces et les rapides. Leur détermination leur permit de s’établir, de construire, de défricher, de fonder un pays.

 

Une aventure digne d’être inscrite au rang des plus belles pages de l’histoire de l’humanité.

C'est cette épopée que le Musée de l'Emigration française au Canada vous raconte au travers de cinq salles de visite.

 

À partir de 1608, la petite province du Perche aurait fourni à elle seule, dans l’état actuel des recherches, 282 individus. Le nombre des descendants directs de ces pionniers est évalué aujourd’hui à plus d’un million et demi au Canada. Et ce chiffre n’inclut pas l’essaimage à travers l’Amérique du Nord, ni la présence de ces mêmes noms de familles inscrits dans les ascendances d’une grande majorité de Canadiens d’aujourd’hui porteurs d’un autre patronyme.

 

L’explication de cette étonnante présence généalogique tient au fait que les émigrants venus du Perche furent parmi les premiers à s’établir à Québec et sur les rives du Saint-Laurent.

 

À ce titre, un premier musée de l’émigration percheronne, fondé en 1987, a contribué à perpétuer cette mémoire et à accueillir les descendants de ces émigrants venus renouer avec la terre de leurs ancêtres.

 

En 1998, sous l’impulsion de la Communauté de Communes du Haut-Perche et de l’Association Perche-Canada, avec le soutien des gouvernements français et canadien, naissait l’idée d’un lieu de mémoire destiné à perpétuer l’épopée des colons partis de tous les horizons de France. Le Perche, terre des premiers émigrants, avait vocation à accueillir le Musée de l’Emigration française au Canada. L’implantation à Tourouvre, paroisse qui a le plus contribué à cette extraordinaire aventure, s’est imposée pour recevoir ce site à vocation internationale. En octobre 2006, le Musée de l'Emigration française ouvrait ses portes.

 



Commentaires : 6
  • #6

    @ Gabrile Huard (mardi, 05 novembre 2013 12:21)

    Il existe en effet une association le centre généalogique de l'Orne et du Perche http://www.orne-perche.com/
    J'espère que cette infos vous sera utile

  • #5

    Gabriel Huard (vendredi, 01 novembre 2013 21:58)

    Bonjour. J'aimerais savoir s'il existe une association de généalogie à Tourouvre ou dans l'Orne, avec publication d'un bulletin d'information. Je vous remercie de bien vouloir m'informer.

  • #4

    museales (mardi, 17 septembre 2013 12:26)

    Bonjour Marcel,
    Le musée ne conserve pas d'archives, pour cela il faut se rendre aux archives départementales. Par exemple, si vous cherchez un ancêtre parti de Tourouvre, il faudra aller aux archives départementales de l'Orne, si votre ancêtre est parti de la Rochelle, alors il faudra aller à celle de Charente-Maritime. Bonnes recherches

  • #3

    Marcel Boulais (mercredi, 11 septembre 2013 22:48)

    Bonjour,
    Est-ce que vous disposez d'archives au musée sur les Percherons qui ont émigré vers l'Amérique au XVIIe et XVIIIe . Dans la négative quel serait l'endroit le plus près de Tourouve pour consulter de tels documents.

    Merci à l'avance.

    Marcel Boulais

  • #2

    muséales (jeudi, 04 juillet 2013)

    @ Charpy
    Désolée mais nous n'avons personne avec qui vous mettre en relation sur Ottawa.
    Bon voyage à votre fille.

  • #1

    Charpy (dimanche, 02 juin 2013 21:44)

    nous souhaiterions savoir si vous avez des contacts a Ottawa. notre fille 20 ans part fin aout pour poursuivre ses études à Ottawa et nous souhaiterions qu'elle soit accueillie par des canadiens "d’obédience normande "; merci de votre aide
    Stéphane charpy